Trouver
et aménager son cabinet est nécessaire afin de pouvoir y recevoir des
patientes. Il faut, en particulier, s’assurer que le local prévu répond bien aux normes de sécurité et d’accès handicapés obligatoires pour un établissement recevant du public.
Le matériel nécessaire est plus ou moins important et
coûteux (tapis, coussins, ballons, pèse-bébé, doppler, monitoring,
appareil pour rééducation, table d’examen...), tout dépend de
l’activité envisagée.
Il faut assurer ce local professionnel et y
apposer sa plaque.
S’il est habituel qu’une sage-femme dispose ainsi d’un cabinet, cela n’est cependant pas obligatoire : la sage-femme peut déclarer son domicile comme adresse professionnelle et ne voir ses patientes qu’à leur domicile (mais ne peut alors facturer les déplacements non justifiés par l’état des patientes).
Pour partager les charges inhérentes au local et la charge de travail, tout en échangeant au quotidien avec leur(s) collègue(s), un certain nombre de sages-femmes travaillent à plusieurs dans un même cabinet.
Un contrat, approuvé par le Conseil de l’Ordre, met alors un cadre à l’organisation pratique de ce travail en association ou collaboration. Des modèles de contrats sont proposés sur le site du Conseil de l’Ordre.
La notion de cession de clientèle se discute entre les deux parties concernées. Même s’il est généralement admis qu’un rachat de clientèle s’effectue sur la base de la moitié de la moyenne du chiffre d’affaire des trois dernières années, cela n’a jamais été encadré par aucun texte officiel et tout peut donc se discuter. L’essentiel est d’être d’accord.
Comme tout contrat, une cession de clientèle doit faire l’objet d’un écrit signé par les deux parties et approuvé par le Conseil de l’Ordre.
A condition de ne pas travailler elle-même pendant la durée du remplacement, une sage-femme libérale peut se faire remplacer temporairement :
Pour tout remplacement ponctuel de plus de 24h ou occasionnel mais régulier (un jour ou 2 demi-journées par semaine, par exemple), un contrat de remplacement doit être au préalable adressé au Conseil départemental de l’Ordre. Il faut préciser au minimum les noms et qualités des contractantes, les dates et durée du remplacement, ainsi que les conditions matérielles du remplacement et de rémunération de la sage-femme remplaçante.
Plus de précisions sur le sujet et un modèle de contrat de remplacement sont disponibles sur le site du Conseil de l’Ordre.
Moyennant le paiement d’une cotisation annuelle (de 150 à 250 € environ), l’adhésion à une association de gestion agréée (AGA) facilite les démarches administratives et fiscales : informations, formations et aide à la tenue de la comptabilité sont proposées. On peut également faire appel à un expert comptable.
Si l’on n’adhère pas à une association de gestion agréée, les services fiscaux majorent le bénéfice non commercial déclaré (BNC) de 25%. Notons que si le chiffre d’affaires est inférieur à 27 000 €/an, l’adhésion à une association de gestion agréée et les honoraires de l’expert comptable sont déductibles des impôts, pour un montant plafonné à 915 €. Mais attention, pour pouvoir bénéficier des avantages fiscaux de l’AGA, l’adhésion doit se faire dans les cinq mois du début d’activité ou au plus tard le 31 mai les années suivantes.